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Quand lire fait du bien est un cycle de rencontres grand public. Chaque année, notre université a le plaisir d’accueillir des spécialistes internationaux invités à prendre la parole autour de l’une des cinq œuvres littéraires au programme

Quand lire fait du bien est un cycle de rencontres grand public organisé par l’Université de la Vallée d’Aoste, avec le soutien de l’Assessorat à l’éducation, à la culture et aux politiques identitaires de la Région autonome de la Vallée d’Aoste et en collaboration, au fil des années, avec la Chaire Senghor de la Francophonie, l’Alliance française Vallée d’Aoste, l’UniTre et la Surintendance des activités et des biens culturels de la Région autonome de la Vallée d’Aoste.

Chaque année, notre université a le plaisir d’accueillir des spécialistes internationaux invités à prendre la parole autour de l’une des cinq œuvres littéraires au programme. Sélectionnées selon un fil rouge thématique, celles-ci nourrissent une réflexion commune sur nos vies et notre société, à partir des textes des grands auteurs de la littérature française des XIXe et XXe siècles.

Ces rencontres sont ouvertes à toutes et tous : étudiantes et étudiants de l’Université, élèves du secondaire, enseignantes et enseignants, citoyennes et citoyens passionnés de littérature.

Responsable scientifique: Federica Locatelli
Conception et présentation: Federica Locatelli, Monica Lucioni

Quand lire fait du bien – 5e édition

Avec la cinquième édition de Quand lire fait du bien, nous partons à la redécouverte de l’espace urbain, en nous intéressant plus particulièrement à la ville emblématique de Paris à travers le prisme de la littérature. Ce cycle de rencontres invite chaque participante et chaque participant à explorer sa propre relation avec l’espace urbain, tout en ouvrant un dialogue collectif sur ses multiples facettes. À partir des mots et des récits des écrivains, nous découvrirons comment les auteurs des XIXe et XXe siècles ont représenté Paris : bien plus qu’un simple décor, la ville devient un acteur à part entière de leurs récits, façonnant les dynamiques sociales, culturelles et politiques tout en étant elle-même transformée par les évolutions historiques, sociétales et économiques.

De Notre-Dame de Paris de Victor Hugo à L’Histoire des Treize de Balzac, de L’Assommoir de Zola au Paysan de Paris d’Aragon, jusqu’aux Enfants terribles de Cocteau, cette édition propose un parcours à travers le Paris littéraire. Il s’agit non seulement de célébrer la richesse de l’histoire littéraire de la Ville lumière, mais aussi d’inviter chacune et chacun à devenir un flâneur attentif, capable de regarder au-delà de la surface des espaces urbains que nous habitons et de se laisser interpeller par les récits qui continuent de les façonner.

Rai Cocteau: https://www.rainews.it/tgr/vda/video/2026/05/l-imaginaire-de-jeancocteau-quandlirefaitdubien-universite-vallee-d-aoste-b633901b-637f-4b22-9217-fa3a7ca42d56.html

Quand lire fait du bien – 4e édition

La quatrième édition de Quand lire fait du bien est consacrée à des thèmes d’une grande actualité : l’amour, la passion et ses dérèglements – la possessivité et l’exclusivité –, avec une attention particulière portée au rôle et au statut des femmes. Nous lirons ensemble des romans des XIXe et XXe siècles qui, en s’intéressant à la réalité historique et sociale, explorent également la vérité psychologique, c’est-à-dire les sentiments et les états d’âme des individus. Si, dans la plupart des cas, l’intrigue se concentre autour d’un personnage principal, souvent masculin, les personnages féminins, parfois relégués au second plan, reflètent la situation concrète des femmes à leur époque.

D’un côté, les romans proposent l’image d’une femme admirable parce que dévouée, sublime parce que souffrante, inégalée et inégalable lorsqu’elle est mère, croyante et confiante en l’homme, en ses principes, en sa société, en sa morale et en son Dieu. De l’autre, ils dépeignent une « mauvaise » femme, avec ses défauts et ses aspects les plus sombres, condamnée, du fait de sa transgression des normes féminines, au malheur ou à la mort.

Si le terme « féminicide » est trop récent pour apparaître dans les dictionnaires français du XIXe siècle, plusieurs écrivains de cette époque ont pourtant abordé le meurtre d’une femme par un homme, ainsi que les violences masculines faites aux femmes. On pense notamment à La Fille aux yeux d’or de Balzac, à Indiana de George Sand ou encore à La Bête humaine de Zola. La passion est d’ailleurs liée à la souffrance dès son origine étymologique, et la littérature n’a cessé d’en interroger les dimensions les plus obscures. Ne serait-il pas question de culture du viol dans Bel-Ami de Maupassant ou dans Les Liaisons dangereuses de Laclos ? De féminicide dans Le Rouge et le Noir de Stendhal ? D’enfermement forcé dans La Prisonnière de Proust ?

Tous ces thèmes, malheureusement très actuels, seront relus à travers le prisme de la littérature qui, une fois encore, peut nous « faire du bien » en nous invitant à la réflexion, à la prise de conscience, au dialogue fécond, à la compréhension et à l’acceptation de l’Autre, cet être par excellence inconnaissable et incontrôlable.